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Actualites politiques...au quotidien
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La tête d'un homme Pierre Bérégovoy - Premier Ministre 1925-1993 Si fidèle qu'il fût à ses origines, il en avait assez d'entendre rappeler qu'il était autodidacte. Près de Mendès France, et dans les groupes d'études, il avait acquis selon lui une formation qui valait tous les titres universitaires. Sortant d'une émission de télévision, il dira à un ami : « Ils veulent ma peau en douceur. » ou l'immoralité supposée qui l'empêchait de se défendre. Il était bien plus habité par la conscience d'incarner la modernisation de la gauche que de devenir « un Pinay de gauche ». Il était fier de sa politique monétaire et voulait convaincre en convaincre tous ceux qui l'estimaient comme Raymond Barre qui fut l'un des rares à trouver des mots justes et dignes après son décès. Mais, il n'a pas pu défendre, ni mener à bien sa politique puisqu'on l'accusait de liaisons dangereuses et immorales. Le jour où les premières révélations ont été faites sur le prêt d'un million, sans intérêts, consenti par Roger-Patrice Pelat à Pierre Bérégovoy pour qu'il puisse acquérir un appartement dans le 6e arrondissement, et parce qu'alors qu'il était simple député, après avoir été ministre de l'Economie, il avait eu besoin d'emprunter un million de francs et les avait obtenus sans intérêts de Pelat qui devait plus tard se révéler compromis. Puis l'information, comme c'est l'usage, comme l'effet mécanique du système y conduit, a été répétée tous les quarts d'heure à la radio, a été reprise quatre fois par jour sur toutes les chaînes de télévision, puis pendant plusieurs semaines par toute la presse écrite. Qui peut résiter à de telles pressions surtout en une période pré-électorale cruciale pour la gauche qu'il souhaitait incarner ? Malraux écrivait dans la Condition Humaine « la mort transforme la vie en destin». Le suicide de Bérégovoy, si suicide il y a eu, a renvoyé le monde politique dos au mur des certitudes, a interpellé l'opinion qui s'est questionnée. Chaque Français en son for intérieur a été touché. Son acte était......



